LE VÉGANISME POURRAIT-IL ÉVITER UNE FUTURE PANDÉMIE ?

 

De nos jours, nous pouvons voir que la pandémie de COVID 19 a eu un impact immédiat sur les achats de nourriture, et il est clair que depuis, les gens établissent un peu plus le lien entre l’agriculture industrielle intensive et les problèmes de santé publique.

Oui, le monde que nous connaissons est en train de changer, et de plus en plus d’éléments de preuve montrent dans le monde entier que nous sommes parfois prêts à changer nos pratiques de consommation.

 

 

 

 

 

 

De plus en plus de médecins demandent la fin de l’élevage industriel pour éviter de futures pandémies comme le COVID 19, car il n’est pas rare qu’ils se retrouvent à traiter des patients atteints de nouvelles infections bactériennes pour lesquelles ils n’ont pas d’antibiotiques efficaces.

En Europe, nous pouvons voir des pays comme la Grèce établir son premier hôtel entièrement végétalien, Berlin est surnommée «la métropole la plus végétalienne du monde» avec environ six cents restaurants végétariens dans la capitale, aujourd’hui les Italiens se disent prêts à diminuer leur consommation de viande rouge tandis que Bristol au Royaume-Uni veut être la nouvelle «capitale végétalienne internationale». En Asie, 82% de la génération Z de l’Asie du Sud-Est déclare préférer des produits de marques durables ou éthiques, et 58% des millénnials chinois sont prêts à payer plus pour des marques éthiques.

 

 

Nos BBQ Chicken wings ou Chop Suey pourraient-ils être le prochain gros risque pour la santé?

Plus de 90 pour cent de la viande que nous consommons aujourd’hui est produite dans des fermes industrielles, à l’échelle industrielle, qui offrent des conditions parfaites pour de nouvelles infections à potentiel épidémique. L’agriculture industrielle utilise également des antibiotiques qui ont contribué à une augmentation spectaculaire du nombre d’infections résistantes aux antibiotiques. Les zoonoses, à l’origine de nombreuses épidémies historiques comme le H1N1 et Ebola et comme le Covid-19, peuvent se propager désormais entre les animaux et les hommes et cela dans le monde entier.

 

 

 

 

 

 

 

Manger moins de viande pourrait-il réduire la fréquence des épidémies mortelles?

Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le facteur le plus important est la quantité croissante de contacts étroits entre les humains et les animaux comme les porcs, les chauves-souris ou les oiseaux permettant aux agents pathogènes de sauter entre les espèces. Certains commentateurs blâment l’Asie et la Chine pour le Covid-19, mais ils ont oublié de mentionner que pour toutes les récentes flambées épidémiques majeures, la cause vient d’abord de la falsification de l’habitat des animaux et des fermes industrielles d’aujourd’hui qui sont dans le monde entier comme une bombe à retardement.

En avril 2020 au Vietnam, le service agricole étranger de l’USDA (Département de l’agriculture des États-Unis) déclarait: “Le Vietnam a détecté pour la première fois la peste porcine africaine (PPA) début 2019, la maladie s’étendant à l’ensemble des 63 provinces tout au long de l’année. Jusqu’à décembre 2019, plus de 5,9 millions de porcs ont été tués, ce qui représente environ 23% des élevages. A la même date, selon le Ministère Vietnamien de l’Agriculture et du Développement rural (MARD): l’épidémie de PPA commençait à être maîtrisée. 44 des 63 provinces avaient eu 30 jours sans cas de PPA. Alors que la vitesse de propagation de la PPA et le rythme du déclin du troupeau semblent ralentir, les risques de flambées de PPA et de hausse des prix du porc demeurent cependant préoccupants “…

 

 

 

 

 

 

En mars 2020, selon le rapport du ministère de l’Agriculture et du Développement rural du Vietnam, 37 foyers de grippe aviaire, dont 32 provoqués par la souche A / H5N6 et cinq par la souche A / H5N1, ont été signalés dans 11 villes et provinces du pays. Au moins 137 180 volailles ont été abattues.

Aujourd’hui, l’Asie et particulièrement la Chine est l’un des principaux exportateurs mondiaux de volaille, mais son industrie avicole n’appartient pas entièrement à la Chine. Après la récession de 2008, par exemple, la banque d’investissement américaine Goldman Sachs a diversifié ses avoirs et s’est installée dans des élevages de volailles chinois. Donc, si la Chine a sa part de responsabilité dans les retombées, elle n’est pas la seule.

 

Le syndrome porcin reproducteur et respiratoire (SDRP), une maladie des porcs qui a été décrit pour la première fois aux États-Unis à la fin des années 1980, s’est propagé depuis à des troupeaux à travers le monde, et les souches détectées récemment en Asie et en Chine sont plus virulentes que les premières américaines. L’Europe et les États-Unis, les plus grands exportateurs mondiaux de porcs, sont également les plus grands exportateurs de grippe porcine. Aujourd’hui, neuf pays de l’UE continuent d’être touchés.

 

Les preuves sont maintenant relativement solides sur la manière dont la viande est produite et pas seulement en Asie, et sur le fait que cela contribue largement au développement des pandémies. Cette prise de conscience changera t’elle nos habitudes, l’élevage, la production agricole, et l’utilisation des terres telle qu’elles est pratiquée aujourd’hui ?

 

 

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